Ce week-end, une cyberattaque audacieuse a semé le chaos dans plusieurs aéroports européens tels que ceux de Bruxelles, Berlin, Londres, et Dublin, provoquant annulations et retards de vols. Alors que les aéroports parisiens ont été épargnés, l’impact de cet incident soulève des questions sur la sécurité des systèmes informatiques dans le secteur aérien.
Les 3 points clés à retenir
- Une cyberattaque a perturbé plusieurs aéroports européens, entraînant annulations et retards de vols.
- L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (Enisa) a confirmé l’utilisation de rançongiciels dans cette attaque.
- La société Collins Aerospace collabore avec les aéroports affectés pour rétablir la situation.
Impact sur les aéroports européens
La cyberattaque a affecté la gestion des enregistrements dans plusieurs grands aéroports européens. À Bruxelles, par exemple, 45 vols sur 257 ont dû être annulés. Les retards ont également touché d’autres villes, comme Berlin, où les passagers ont dû recourir à des cartes d’embarquement manuscrites.
Selon l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (Enisa), ces perturbations sont la conséquence d’une cyberattaque utilisant des rançongiciels. Ce type de logiciel malveillant est souvent employé par des groupes criminels pour exiger des rançons, généralement en bitcoin.
Identité des auteurs encore inconnue
Pour le moment, l’identité des hackers demeure inconnue. L’Enisa a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les responsables, tout en révélant que le type de rançongiciel utilisé avait été identifié. Il s’agit d’une étape importante qui pourrait aider à comprendre comment ces criminels ont infiltré le système logiciel des aéroports.
La société Collins Aerospace, qui fournit des solutions d’automatisation aéroportuaire, travaille étroitement avec les aéroports touchés pour restaurer les opérations normales. Cette entreprise est reconnue pour ses bornes en libre-service, un service clé pour accélérer les procédures d’enregistrement.
Un logiciel ciblé par les hackers
Les pirates ont ciblé un logiciel spécifique nommé Muse, utilisé pour l’enregistrement des passagers. Environ 1 000 ordinateurs ont été affectés par l’attaque, rendant leur réparation à distance très difficile. Des mises à jour finales sont en cours pour résoudre le problème, bien que certaines compagnies aériennes aient dû recourir à des solutions manuelles pour continuer leurs opérations.
À Dublin, la situation reste complexe, de nombreuses compagnies devant encore gérer les conséquences de cette cyberattaque. La lenteur des enregistrements entraîne des files d’attente prolongées, une situation qui pourrait persister jusqu’à la résolution complète du problème.
Augmentation des cyberattaques dans le secteur aérien
Selon un rapport de Thales, les cyberattaques contre le secteur aérien ont connu une augmentation spectaculaire de 600% au cours de la dernière année. En décembre dernier, Japan Airlines a subi une attaque similaire, entraînant une interruption temporaire de ses ventes de billets. De même, Air France a été touchée par une fuite de données importante en août.
Cette tendance alarmante souligne la nécessité de renforcer la cybersécurité dans l’industrie aérienne, un secteur crucial où la moindre faille peut avoir des répercussions considérables sur les passagers et les compagnies.
Collins Aerospace, filiale de RTX Corporation, joue un rôle important dans le secteur du transport aérien grâce à ses solutions innovantes. En plus des bornes en libre-service, elle développe des technologies visant à améliorer l’efficacité des opérations aéroportuaires. Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient, l’entreprise travaille activement à renforcer la sécurité de ses systèmes pour protéger les infrastructures critiques du secteur aérien.







